Ils ont installé leur décor de bois, de papier et de tissu, ils ont fait jaillir le soleil du plafond, ils ont métamorphosé leurs visages, leurs corps et ils sont apparus.
Alors ils ont dansé, raconté, chanté, joué, crié du plus profond de leur être, envahissant l'espace de leur monde imaginaire, le temps d'une émotion, d'un rire ou d'une larme.
De l'autre coté de la scène, tapi dans l'obscurité, attentif je les observe à travers l'oeil unique de mon appareil photos, prêt à saisir l'instant où je pourrai capturer vivant l'oiseau de leur pensée dans la cage à images.
Et puis le rideau est tombé, chacun repartant avec sa part de rêve.
La mienne restera gravée sur le papier photo, au fil du temps, au fil des instants de saisons.